Les élus du SNECA s’interrogent à la suite de la parution le 20 septembre dernier d’un article reposant sur ce qui serait un rapport audit externe (et confidentiel !) portant sur le Groupe Crédit Agricole…

Sous l’article, vous trouverez la réponse  de CASA

gros couac

« Le Canard Enchainé vient de publier un article à charge concernant la couverture de notre bilan contre les variations de taux.

Cet article, fondé sur une lecture partielle et partiale de documents de travail internes à partir de chiffres de fin du premier semestre 2016, et sur des citations tronquées des documents en questions, n’est pas sérieux, et est inspiré par une volonté de nuire.

En effet, dire en 2017 que nous aurions dû nous couvrir depuis des années contre la baisse des taux et non contre une hausse, ce n’est pas crédible. Dans un autre domaine, cette analyse reviendrait à dire, après une année sans accident automobile, que la prime d’assurance était une charge inutile. Aucune banque raisonnable ne prend des paris de ce type, et le superviseur, à juste titre, y veille. Le Crédit Agricole ne l’a pas fait dans le passé et ne le fera pas pour l’avenir.

Nous ne voulons pas commenter les chiffres fantaisistes cités par cet article, mais, sur le principe, regarder ce qu’ont coûté des couvertures sans regarder ce qu’ont rapporté les actifs couverts, n’a aucun sens : la rentabilité d’une banque, c’est sa capacité à générer des résultats stables et sécurisés, et les couvertures servent précisément à stabiliser et à sécuriser les résultats dans la durée.

Enfin, si le Crédit Agricole avait eu une politique de couverture atypique et décalée, ayant engendré des pertes, comment expliquer que ses performances, en particulier dans la banque de détail, aient été comparables ou meilleures que celles affichées par ses concurrents. »